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Contrôle technique procès-verbal comment le lire sans se tromper

Contrôle technique procès-verbal comment le lire : repérez la structure, les codes de défaillances, le résultat et les documents à conserver.

par Mathieu Garnier
· · 5 min de lecture
Contrôle technique procès-verbal comment le lire sans se tromper

Vous récupérez votre véhicule avec un procès-verbal et un timbre posé sur le certificat d'immatriculation, et une question se pose aussitôt : le contrôle est-il validé, ou faut-il agir avant une échéance ? Le procès-verbal répond à cette question si on le lit dans l'ordre d'une décision : vérifier ce qui identifie le véhicule, lire le résultat et sa date limite, puis traiter les défaillances. Les niveaux de défaillance mineure, majeure et critique expliquent le classement utilisé dans la dernière partie du document.

Les règles de validité ci-dessous valent pour les véhicules de catégorie M1 (voitures, camping-cars) et N1 (camionnettes) dont le PTAC est inférieur ou égal à 3,5 tonnes.

La réponse courte

Lisez dans cet ordre : nature du contrôle, identification du véhicule, résultat, limite de validité, puis liste des défaillances. A signifie favorable, y compris avec des défaillances mineures. S signifie défavorable pour défaillance majeure, avec un contrôle valable 2 mois. R signifie défavorable pour défaillance critique, avec une validité limitée au jour du contrôle. Pour S et R, la contre-visite doit être faite dans les 2 mois : relevez la date limite sur le document ou faites-la confirmer par le centre.

Ordre de lecture du procès-verbal

Le procès-verbal mentionne notamment la nature du contrôle, sa date, son résultat, la limite de validité, la nature du prochain contrôle, le centre et le contrôleur, le véhicule, le kilométrage relevé, les défaillances avec leur niveau de gravité et les mesures réalisées. Ce tableau propose d'en faire une lecture en huit temps.

Zone du procès-verbalCe que vous y lisezCe que vous en faites
Nature du contrôleContrôle périodique, contre-visite, contrôle complémentaire ou contre-visite complémentaireVérifier qu'il s'agit bien du contrôle attendu
Identification du véhicule et kilométrageImmatriculation, numéro d'identification, kilométrage relevéComparer avec la carte grise et signaler une erreur au centre avant de repartir
RésultatFavorable, défavorable pour défaillance majeure ou défavorable pour défaillance critiqueDécider si une contre-visite est à organiser
Limite de validitéDate jusqu'à laquelle le contrôle est valableLa recopier dans votre agenda, sans la recalculer
Nature du prochain contrôleContrôle périodique ou contre-visiteSavoir ce qui est attendu ensuite
Défaillances et niveaux de gravitéCritiques, majeures, mineures, avec éventuels commentairesRemettre la liste complète à l'atelier
Mesures réaliséesValeurs relevées (émissions polluantes, freinage, éclairage, entre autres)Les conserver avec le document
Centre et contrôleurIdentification du centre qui a réalisé le contrôleSavoir où revenir ou à qui demander un duplicata

Les défaillances sont répertoriées dans l'arrêté du 18 juin 1991 sous des codes. Par exemple, la défaillance critique 0.7.a.1.3 concerne un véhicule en stop drive non réparé. Si un code figure sur votre document, donnez-le à l'atelier avec la ligne complète.

Résultat A, S ou R : validité et suite

LettreRésultatValiditéSuite
AFavorable : aucune défaillance majeure ni critique, des défaillances mineures restent possibles2 ansPas de contre-visite ; faire corriger les points mineurs à votre rythme
SDéfavorable pour au moins une défaillance majeure, sans défaillance critique2 mois à partir de la date du contrôleRéparer puis faire la contre-visite
RDéfavorable pour au moins une défaillance critiqueLimitée au jour du contrôleRéparer puis faire la contre-visite

Pour la mention R, le délai de 2 mois est celui de la contre-visite. Il ne donne pas le droit de continuer à rouler, puisque la validité du contrôle est limitée au jour du contrôle. Cette mention demande une organisation particulière, détaillée dans l'article sur la défaillance critique et ce qu'il faut faire.

Le classement en trois niveaux répond aux deux objectifs du contrôle, la sécurité routière et la protection de l'environnement, dont l'histoire et l'utilité du contrôle technique en France retracent l'origine.

Dates : reprendre celle du procès-verbal

Exemple de Service Public : un contrôle du 14 mai 2026 avec une défaillance majeure (S) est valable jusqu'au 13 juillet 2026. Avec une défaillance critique (R), la validité est limitée au 14 mai 2026. Dans les deux cas, la contre-visite doit être faite le 13 juillet 2026 au plus tard. Reprenez donc la date portée sur votre document ou faites-la confirmer par le centre, au lieu d'ajouter deux mois à la date du contrôle.

Pour la contre-visite, présentez l'original du procès-verbal défavorable et la carte grise. Si vous ne pouvez pas présenter le procès-verbal et que les données informatiques du contrôle ne peuvent pas être consultées, le véhicule est soumis à un nouveau contrôle périodique. Vous pouvez la faire dans le centre d'origine ou dans un autre centre agréé. Le contrôleur vérifie que les défaillances relevées ont été réparées.

Une contre-visite favorable est valable 2 ans à compter de la date du contrôle périodique défavorable, et non de la date de la contre-visite. Exemple : contrôle défavorable le 5 juin 2026, contre-visite favorable le 4 juillet 2026, validité jusqu'au 4 juin 2028.

Timbre, vignette et pièces à conserver

Le timbre apposé sur la carte grise indique le résultat et la date limite de validité. Sur une camionnette, il porte aussi la mention POLLU suivie de la date limite du contrôle complémentaire pollution, qui ne concerne pas les voitures de catégorie M1. La vignette placée en bas à droite du pare-brise reprend la date limite, mais elle n'est pas une preuve du contrôle.

La preuve du contrôle est constituée par l'original du procès-verbal, par la carte grise portant le timbre ou la date limite, ou par une copie ou un duplicata du procès-verbal signé accompagné d'une attestation du centre. Conservez le procès-verbal avec les factures de réparation liées aux défaillances et, après une contre-visite, avec celui de la contre-visite.

Remettre les défaillances à l'atelier

Remettez le procès-verbal complet, pas une photo recadrée, et demandez un devis ligne par ligne en séparant les défaillances à lever avant la contre-visite des points d'entretien à programmer. Le contrôle technique ne décharge pas le propriétaire de son obligation de maintenir le véhicule en bon état de marche et en état satisfaisant d'entretien.

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Rédigé par

Mathieu Garnier

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